Art is divine

Maîtres de Cristal

Alessandra Cenna

VENISE

île de San Giorgio Maggiore

 

23 mars - 26 juillet 2020

 

LE STANZE DEL VETRO

Un projet de la Fondazione Giorgio Cini et du Pentagram Stiftung

John Kiley, Halo, 2018. H. 48.3 cm. Photo: Ben VanHouten

Stephen Rolfe Powell, Lascivious Torrid Cleavage (detail), 2003. H. 104.8 cm. 

Photo: Stephen Rolfe Powell.

Michael Schunke, Sacrificial Vessels Trio, 2019. H. 56 cm.

 Photo: Dominic Episcopo

Dante Marioni, Yellow in Red “Z” Leaf Pair, 2017. H. 121.3 cm. 

Photo: Russell Johnson

 

 

 

 

L’exposition « Le Stanze del Vetro » à la Fondazione Cini, sur la petite ile de San Giorgio à Venise, retrace l’histoire du Studio Glass. 

 

Une soixantaine d’artistes, de designers américains et vénitiens exposent leurs œuvres de verre multicolore. 

 

Dès la première moitié du XXème siècle, ce mouvement nommé « American Studio Glass »  aspirait à revenir à l’art verrier au détriment de la production par trop industrielle. Les artistes se sont donc mis à souffler le verre dans leurs ateliers sans réelles connaissances techniques. Afin de combler leurs lacunes en ce domaine et éviter cette limitation à leurs inspirations, ils se sont rendus à Venise pour apprendre à créer des installations, des sculptures ou des objets. 

 

Le verre reprit ainsi ses lettres de noblesse artistique et fût placé à l’avant-garde alors qu’il était considéré comme un délicat vestige du passé.

 

155 pièces, objets et sculptures traduisent cette influence vénitienne tant par son aspect technologique qu’esthétique depuis les années 60.


Dale Chihuly a ainsi façonné ses jardins extraordinaires alors que tout aussi pionnier Benjamin Moore s’attachait à l’épure et à la lumière. Richard Marquis a créé des objets du quotidien en leur donnant une dimension totalement surréaliste. De son côté , Dante Marioni joue la carte de l’élégance et de la transparence alors que Nancy Callan insuffle humour et poésie à des formes arrondies.

 

James Mongrain a revisité les grands animaux mythiques de Venise pendant que William Morris oscille entre art déco et art tribal. 

 

Martin Blank laisse s’envoler les vagues de cristal et Flora Mace recrée un univers très floral. L’hyperréalisme rêvé de Joey Kirkpatrick  converse avec les sculptures métamorphiques très pures de Josiah McElheny.

 

Katherine Gray s’envole sur des cascades de bulles et des arcs-en-ciel alors que Norwood Viviano construit des cités de glace en miniatures. Maîtres verrier, Lino Tagliapietra fait chanter les teintes et les formes qui s’étirent en volutes. 

 

Quant à Pino Signoretto il imagine et donne vie à un bestiaire peuplé de chevaux en cavale, de perroquets et de taureaux fougueux.  

 

Toute la magie de Venise chatoie en ces transparences, un art antique qui s’envole sur les ailes de la modernité…

Nancy Callan, The Robber, 2016. H. 78.8 cm. 

Pat and Doug Perry Collection, Norfolk, Virginia. Photo: Russell Johnson


Richard Marquis, Silhouettes and Stripes Marquiscarpa, 

1999. H. 44.5 cm. Photo: Enrico Fiorese