Art is divine

L'Or du Ciel

Micha Christos

MUSEE JAQUEMART ANDRE

Paris

Jusqu’au 11 janvier 2021

 

TURNER

Peintures et Aquarelles

Collections de la Tate

J. M. W. Turner (1775 – 1851), Quai de Venise, palais des Doges, exposé en 1844, huile sur toile, 62,2 x 92,7 cm

Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo © Tate

La Tate, Royaume-Uni, abrite la plus grande collection de Turner au monde. Grâce à ses prêts exceptionnels, le musée Jacquemart-André accueille une exposition de 60 aquarelles et quelques 10 peintures à l’huile, dont la plupart n’ont jamais été présentées en France.

Cette rétrospective de Joseph Mallord William Turner (1775-1851) permet de contempler l’œuvre du plus grand représentant de l’âge d’or de l’aquarelle anglaise. 

Ce grand peintre romantique exploita les effets de lumière et de transparence sur les paysages anglais ou les lagunes vénitiennes. Turner a su enflammer les toiles de ses merveilles. La richesse incomparable de sa palette enveloppe à jamais son univers en la magie de songes dorés et de brumes mystérieuses.

J. M. W. Turner (1775 – 1851), Un paysage italianisant idéalisé avec des arbres au-dessus d’un lac ou d’une baie, éclairé par un soleil rasant, vers 1828–1829,

aquarelle sur papier, 31,2 x 43,9 cm, Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo © Tate

Issu d’un milieu modeste, le jeune Turner, autodidacte, travaille d’abord chez un architecte où il apprend la maîtrise des perspectives et de la topographie. Puis, à seulement quatorze ans, il entre à l’école de la Royal Academy. 

Insatiable voyageur, il s’affranchit très vite des conventions du genre pictural pour mettre au point sa propre technique. L’exposition permet de retracer son parcours et son évolution artistique depuis ses premières œuvres plus structurées jusqu’à son envol dans ses lumières fascinantes et colorées.

Turner produisait des œuvres pour la vente, mais il aimait à garder les plus personnelles, laissant à sa mort un fond considérable dans sa maison et son atelier.

J. M. W. Turner (1775 – 1851), La Visite de la Tombe, exposé en 1850, huile sur toile, 91,4 x 121,9 cm, Tate,

 accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo © Tate

Ses esquisses expérimentales sont sans doute plus proches de la flamme qui habitait son âme.

Empreintes de cette poésie unique qui guidait sa main enchantée, elles ont été faites « pour son propre plaisir » pour citer l’écrivain John Ruskin qui fût un des premiers à étudier l’ensemble de ce fabuleux héritage.

En effet, après la mort de l’artiste, la nation britannique en 1856 a reçu un legs immense comprenant une centaine de peintures à l’huile, des études inachevées et des ébauches, ainsi que des milliers d’œuvres sur papier composées d’aquarelles, de dessins et de carnets de croquis.

J. M. W. Turner (1775 – 1851), Ehrenbreitstein avec un arc-en-ciel, 1840, graphite, aquarelle et gouache sur papier, 14,1 x 19,3 cm

Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo © Tate

J. M. W. Turner (1775 – 1851), Venise: San Giorgio Maggiore – tôt le matin, 1819, aquarelle sur papier, 22,3 x 28,7 cm

Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo © Tate

Aujourd’hui, propriétés de la Tate Britain, ces œuvres conservent un exquis parfum de liberté et de modernité.

L’exposition du Musée Jacquemart-André dévoile ces joyaux intimes nés de l’imagination de Turner en son jardin secret, une pure symphonie de fraîcheur et de beautés rêvées.

J. M. W. Turner (1775 – 1851), L’Artiste et ses admiratrices, 1827, aquarelle et pigments opaques sur papier, 13,8 x 19 cm

Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo © Tate

J. M. W. Turner (1775 – 1851), Une Villa. Clair de lune

(Une villa un soir de bal) pour L’Italie de Samuel Rogers, 

vers 1826–1827, crayon et encre, graphite et aquarelle sur papier, 24,6 x 30,9 cm Tate, 

accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo © Tate


Musée Jacquemart-André

158 Boulevard Haussmann

75008 Paris 

musee-jacquemart-andre.com

J. M. W. Turner (1775 – 1851), Jumièges, vers 1832, gouache et aquarelle sur papier, 13,9 x 19,1 cm, Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo ©Tate

J. M. W. Turner (1775 – 1851), Venise, la Piazzetta avec une cérémonie du Doge épousant la mer, vers 1835, huile sur toile, 91,4 x 121,9 cm

Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo © Tate