Art is divine

Allégorie vénitienne

Alessandra Cenna

GALLERIE D’ITALIA

Venise, Milan, l’Europe

Jusqu’au 21 Mars 2021

 

TIEPOLO

Giambattista Tiepolo Apollo conduce al Genio germanico la sposa Beatrice di Burgundia, 1751 (e due particolari) olio su tela, 65,3 x 106,5 cm Stoccarda, Staatsgalerie Stuttgart, acquisita con la collezione Barbini-Breganze nel 1852 © 2020. Foto Scala, Firenze/bpk, Bildagentur fuer Kunst, Kultur und Geschichte, Berlin

Giambattista Tiepolo

Accademia di nudo virile, 1724-1725 ca gessetto nero e bianco su carta cerulea filigranata, 458 x 325 mm Verona, Gabinetto Disegni e Stampe dei Musei Civici

Crediti fotografici: Verona, Museo di Castelvecchio, Archivio fotografico. Foto Umberto Tomba

Giambattista Tiepolo

Trionfo delle arti e delle scienze, 1731 ca. olio su tela, 55,5 x 72 cm Lisbona, Museu Nacional de Arte Antiga ©MNAA/DGPC/ADF, Luísa Oliveira

Giambattista Tiepolo

Apollo tra gli dei dell’Olimpo e altre divinità, 1739 ca olio su tela, 99,1 x 63,5 cm

Fort Worth (Texas), Kimbell Art Museum

Crediti fotografici: Fort Worth (Texas), Kimbell Art Museum

Cette première exposition milanaise consacrée à GianBattista Tiepolo (1696-1770) grand Maître rococo vénitien, célèbre les 250 ans écoulés depuis sa disparition. 

 

Les commandes faites à cet artiste lui avaient permis d’entreprendre une carrière internationale. Formé à la peinture à Venise, son art fut consacré par les cours des grands d’Allemagne et d’Espagne.

 

Vers 1715, la République Serenissima de Venise vivait une période propice au développement des arts et de la culture. 

 

Contemporain de Canaletto, Tiepolo est parvenu à conquérir les faveurs du clergé et de l’aristocratie avec sa peinture puissante et théâtrale. Il séduisait par ses toiles et ses fresques allégoriques empreintes de mythologie et d’esprit sacré. 

 

Ses débuts vénitiens sont marqués par ses œuvres pour les familles de noblesse récente comme les Sandi et les Zenobio qui aimaient à décorer de batailles et de sujets de l’antiquité leurs salles de réception.

 

Le Palais Dolfin Manin en est un bel exemple.Mais c’est dans le Palais Labia où il a pu exprimer toute la maturité de son art en ses chefs-d’œuvre de frivolité et de grâce légère qui parent la salle de bal.

 

Son arrivée à Milan représente la première étape vers une notoriété internationale. Il peint ainsi dans la Basilique de Saint Ambroise des œuvres épiques et sacrées. Puis il collabore avec ses enfants, surtout avec son fils GianDomenico, en Allemagne à la Résidence de Wurzburg et en Espagne au Palais Royal de Madrid.


Antonio Bonacina

Nudo virile di schiena, ultimo quarto del XVII secolo

matita rossa su carta beige, 570 x 430 mm

Verona, Gabinetto Disegni e Stampe dei Musei Civici

Crediti fotografici: Verona, Museo di Castelvecchio, Archivio fotografico. Foto Gabriele Toso

Louis Dorigny

Accademia di nudo virile, 1680-1690 ca

sanguigna su carta beige, incorniciata a tempera azzurra e gessetto nero, 571 x 430 mm

Verona, Gabinetto Disegni e Stampe dei Musei Civici

Crediti fotografici: Verona, Museo di Castelvecchio, Archivio fotografico.

Foto Umberto Tomba


Giambattista Tiepolo

Il banchetto di Cleopatra, 1696-1770 olio su tela, 46,30 x 66,70 cm Londra, The National Gallery

© The National Gallery, London. Presented by the Misses Rachel F. and Jean I. Alexander; entered the collection, 1972

Le parcours de l’exposition milanaise part de la découverte des villes qui ont marqué la vie et la fortune de Tiepolo, Venise, Milan, Madrid pour se développer en ordre chronologique à partir de la deuxième section. 

Ses exercices effectués pour l’école du nu, élément fondamental dans la formation d’un artiste à l’époque et ses premières réalisations vénitiennes sont ainsi dévoilés. 

La découverte se poursuit donc avec son expérience milanaise à travers ses dessins et ses esquisses pour continuer sur les périodes allemandes et espagnoles. 

Sa peinture à l’élégance raffinée s’éloigne des exemples classiques des œuvres rococo dans leur sobriété dramatique. Tiepolo enrichit le style par sa touche originale en jouant des contrastes d’ombres et de lumières en un chiaroscuro empreint d’éclat.

Ainsi dans ses fresques, la partie centrale représente souvent un ciel d’azur parsemé de nuages immaculés et rassurants. Ses figures gracieuses évoluent vêtues avec sobriété en une atmosphère sereine.

 

Tiepolo sait mettre en lumière les détails 

qui évoquent la pureté divine et la magie de l’amour.

Cette exposition milanaise rend à ce dernier grand vénitien 

un vibrant hommage européen.

 

Tiepolo.Venezia, Milano, l’Europa.

Galerie d’Italia- Piazza Scala - Milan- Italie  -

Jusqu’au 21 mars 2021. 

Giambattista Tiepolo

Naufragio di San Satiro, 1737

affresco staccato e riportato su tela 360 x 290 x 5 cm

Milano, Basilica di Sant’Ambrogio

Crediti fotografici: Foto di Luigi Parma


Giambattista Tiepolo Apollo conduce al Genio germanico la sposa Beatrice di Burgundia, 1751 (e due particolari) olio su tela, 65,3 x 106,5 cm Stoccarda, Staatsgalerie Stuttgart, acquisita con la collezione Barbini-Breganze nel 1852 © 2020. Foto Scala, Firenze/bpk, Bildagentur fuer Kunst, Kultur und Geschichte, Berlin q. Giambattista