Art is divine

JOAN MIRO

L'Etoile du Poète

Micha Christos

Grand Palais

Paris

3 octobre 2018 - 4 février 2019

Bleu II

1961

huile sur toile ; 270 x 355 cm

France, Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne

don de la Menil Foundation en mémoire de Jean de Menil, 1984

Peinture-poème (« Photo : ceci est la couleur de mes rêves »)

1925

huile sur toile

97 x 130 cm

États-Unis, New York, The Metropolitan Museum of Art

The Pierre and Maria-Gaetana Matisse Collection, 2002

Au Grand Palais jusqu’au 4 février 2019, la  rétrospective dédiée au grand maître catalan Joan Miró (1893-1983) réunit près de 150 œuvres essentielles de cet artiste unique et majeur de la modernité. Miró a éclairé l’art de tout le XXème siècle de sa puissance créatrice et de son génie poétique. 

 

Ce pionnier à la générosité et à l’originalité jamais égalées déclarait : « Les gens comprendront de mieux en mieux que j’ouvrais des portes sur un autre avenir, contre toutes les idées fausses, tous les fanatismes ». 

 

La scénographie, créée tout spécialement pour les espaces du Grand Palais, rappelle l’univers méditerranéen de Miró. 

Telles des vagues au mouvement incessant vers l’infini, ses oeuvres majeures se répandent tels des soleils rayonnants au firmament de l’imaginaire infini.

 

A travers ses différentes périodes, fauve, cubiste, détailliste ou surréaliste, Miró ne cesse de chercher, de s’interroger afin de créer un langage résolument neuf en des formes et en un vocabulaire inusité. 

 

Il puise sa vitalité dans l’infiniment petit du quotidien, point de départ qui l’emmène à chevaucher ses rêves pour révéler un univers jusqu’alors méconnu. 

« IL me faut un point de départ, explique Miró, ne serait-ce qu’un grain de poussière ou un éclat de lumière. Cette forme me procure une série de choses, une chose faisant naître une autre chose. Ainsi un bout de fil peut-il me déclencher un monde. » 

 

La montée du fascisme, dans les années 1930, le voit s’engager dans une lutte sans fin pour la liberté. 

 

 

Le Carnaval d’Arlequin

1924-1925

huile sur toile ; 66 x 93 cm

Etats-Unis, Buffalo, collection Albright-Knox Art Gallery

Room of contemporary Art Fund, 1940


L’Espoir du condamné à mort II

9 février 1974

acrylique sur toile

267 x 351 cm

Espagne, Barcelone

Fundació Joan Miró

Intérieur hollandais III

1928

huile sur toile

130 x 97 cm

États-Unis, New York, The Metropolitan Museum of Art

legs de Florene M. Schoenborn, 1995

 

 

 

 

 

 

 

Des peintures dites « sauvages » illustrent la force étrange et inédite qu’il donne à son oeuvre dans ces moments de tension extrême. Dans les années 1940, l’apparition des Constellations, une série de petits formats exceptionnelle exécutée à Varengeville-sur-Mer, en Normandie, livre un dialogue avec des rêves inassouvis.

 

Bientôt la céramique donnera naissance à la sculpture. Il insuffle ses rêves en la matière qui ne peut dominer cette étincelle infinie, cette porte ouverte sur la galaxie.

Avec une apparente simplicité, Miró transforme le monde d’un signe, d’une trace de doigt, d’un léger trait sur la toile ou sur la terre en un mariage avec le feu. Unions étonnantes et rapprochements insolites constellent son univers pour réenchanter notre monde.

 

« Pour moi, avoue Miró, un tableau doit être comme des étincelles. Il faut qu’il éblouisse comme la beauté d’une femme ou d’un poème ».


Jeune fille s’évadant

1967

bronze peint (fonte au sable)

Susse Fondeur, Arcueil, Paris

168 x 38 x 59 cm

collection particulière

La Ferme

1921-1922

huile sur toile

123,8 x 141,3 cm

États-Unis, Washington, National Gallery of Art

don de Mary Hemingway, 1987

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les vingt-cinq dernières années de la création du peintre, le vide méditatif s’empare de ses toiles en grands formats. L’ampleur du geste vient s’ajouter à son toucher si méticuleusement précis.

 

Ses toiles Bleu I, Bleu II et Bleu III de 1961 seront ses premières œuvres monumentales et marqueront l’aboutissement ultime de son art.

 

Miró voit son acuité aiguisée par le temps qui passe et qui le porte à naviguer de plus en plus à la frontière du réel et de l’irréel, entre désespoir et espoir. 

 

Miró, catalan international, amoureux de liberté, a su créer un langage unique et pourtant fabuleusement universel. Artiste farouchement indépendant, il a su donner une couleur aux rêves…

Femme

1934

pastel sur velours

106 x 71 cm

collection particulière


Peinture-poème (« Une étoile caresse le sein d’une négresse »)

1938

huile et inscription à la main sur toile ; 130 x 195 cm

Royaume-Uni, Londres, Tate

acquisition, 1983

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