Love is ALL

Mini Jupe - Maxi Fashion

Mary Quant

Alessandra Cenna

Image courtesy of The Advertising Archives

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Victoria & Albert Muséum de Londres célèbre la couturière britannique Mary Quant (1934) en une magnifique exposition regroupant plus de 200 pièces. 

Vêtements, accessoires et affiches publicitaires témoignent du talent et de l’esprit révolutionnaire de cette styliste de 1955, date d’ouverture de sa première boutique Bazaar à King’s Road, icône du Swinging London, à 1975, année de l’apogée de sa réussite. 


Mary Quant at her apartment in Draycott Place, Chelsea, London, c.1965 

© Keystone-France, Gamma-Keystone, Getty Images

Twiggy - Photograph © Terence Donovan, 

courtesy Terence Donovan Archive Iconic Images

 

Fille de deux professeurs gallois, elle  quitte à 16 ans sa famille pour vivre seule à Londres, y rencontre son futur mari, descendant d’une très aisée famille aristocrate, et vit avec lui une vie de bohème jusqu’à leur installation en 1955 dans leur petit cottage de Chelsea. 

 

Dans le sous-sol ils ouvrent un restaurant et au premier étage, une boutique de fripes où elle propose ses créations. Dessiné par Terence Conran, ce lieu de rencontre devient rapidement l’adresse privilégiée de la jeunesse londonienne et du show-biz international.

 

Sa mode défie les règles, proposant des vêtements abordables avec des coupes courtes, moulantes et androgynes. La pièce maîtresse en est la minijupe. A cette icône s’ajoutent des robes tabliers et d’incroyables imperméables en plastique colorés avec des chaussures en pvc. 

 

Dans ses défilés de mode, comme dans les vitrines de ses boutiques, Mary Quant invite les femmes à se libérer des règles vestimentaires d’une époque surpassée.


Mary Quant and Alexander Plunket Greene, 1963.

 © MirrorpixRobert Young

© Victoria and Albert Museum, 

London


 

 

 

Ses silhouettes souvent simples, rappellent de modernes vêtements de sport, sont pourtant d’une  incroyable richesse de par leurs couleurs contrastées, leurs formes géométriques et le jeu de leurs matières.

 

Mary Quant eut l’idée de raccourcir la longueur des jupes d’environ 15 centimètres après avoir essayé en courant d’attraper un bus. La créatrice aimait répéter qu’elle n’avait pas inventé la minijupe, mais que sa création revenait aux jeunes filles dans les rues de Londres, protagonistes d’une révolution pop dans une ville pétillante en constante mutation. 

 

Dans les années 50, cette jeunesse éprise de liberté et de légèreté s’identifiait au mannequin Twiggy, symbole de la modernité et de la mode Mary Quant. 

Dans le milieu des années 60, la designer fonde le Ginger Group ; elle propose une mode à bon marché pour le marché américain, lance une ligne de maquillage et dessine même l’intérieur de la nouvelle Mini.

 

Son mascara waterproof et ses maquillages pop en « boîtes de peinture » colorent la mode d’un nouveau style au rythme des minirobes, des collants de couleurs et des bottes en plastique. Une nouvelle femme est née.

Jill Kennington wearing white PVC rain tunic and hat. Photograph by John Cowan, 1963 

© Ernestine Carter Archive, Fashion Museum Bath


Image courtesy of Heather Tilbury Phillips

 

Cette exposition est un véritable voyage au cœur de ce Londres follement créatif, plein d’humour aux couleurs d’une éternelle jeunesse qui danse encore au son des Beatles et des Rolling Stones.

Mary Quant and models 

at the Quant Afoot footwear collection launch, 1967 

© PA Prints 2008


Mary Quant and Alexander Plunket Greene, photograph by John Cowan, 1960 Courtesy of Terence Pepper CollectionImage © John Cowan Archive