Art is divine

Beauté Silencieuse

Micha Christos

MUSEE D’ORSAY

Paris

12 avril au 21 août 2022

 

MAILLOL

La quête de l’harmonie

Aristide Maillol (1861-1944)

Monument à Cézanne entre 1912 et 1925 statue en marbre rose du Canigou

H. 140 ; L. 227 ; P. 77 cm; pds. 1610 kg. 1963 Paris, musée d’Orsay

Photo © RMN -Grand Palais (Musée d’Orsay) /RMN 

Aristide Maillol (1861-1944)

Femme à l’ombrelle Vers 1895 Huile sur toile 190,5 x 149,6 cm

Paris, musée d’Orsay © RMN Grand -Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Aristide Maillol (1861-1944)

Nymphes de la prairie 1930-1938 modèle) 1941 au plus tard (fonte)

Bronze H. 160 ; L. 144 ; P. 80 cm Poitiers, musée Sainte-Croix

Photo © musées de Poitiers / Christian Vignaud

Aristide Maillol (1861-1944) et André Metthey, céramiste

Léda, vase vers 1907 Faïence H. 53 cm

Collection particulière Marc et Pierre Larock 

© Photo collection Marc et Pierre Larock

 

 

 

 

 

Le musée d’Orsay rend hommage à Aristide Maillol, artiste intemporel souvent opposé à Rodin, en mettant l’accent sur sa période aussi féconde que méconnue de l’avant première guerre mondiale. 

 

Maillol est désormais très célèbre pour ses sculptures du jardin du Carrousel du Louvre mais cette exposition présente des dessins et des croquis inédits donnant une vision nouvelle de son processus créatif. 

 

Pour la première fois, quatre sculptures majeures de Maillol dont la mythique Méditerranée réalisée pour le comte Kessler sortent de la Fondation Oskar Reinhart Winterthur, célèbre institution suisse. 200 œuvres dont 90 sculptures montrent les échanges fructueux entre Maillol et ses relations, de Rodin à Renoir et de Bonnard à Vuillard. 

 

Des pièces monumentales conversent avec des dessins et des esquisses préparatoires afin de comprendre les étapes du travail de cet artiste obnubilé par la plastique du corps de la femme. 


Aristide Maillol (1861-1944) Profil de femme Vers 1896 73,5 x 103 cm Huile sur toile Paris, musée d’Orsay

© Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Aristide Maillol (1861-1944) Île-de-France, dit aussi La Baigneuse, ou LaParisienne, ou La Jeune Fille qui marche dansl’eau

entre 1925 et 1933 Pierre H. 152 ; L. 50 ; P. 55 cm

Roubaix, musée d’Art et d’Industrie André Diligent

–La Piscine, dépôt du musée d’Orsay

Photo : © RMN-GP (musée d’Orsay) / A.Didierjean

 

 

 

 

 

 

Ce Catalan attaché à sa terre natale prend des modèles aussi bien masculins que féminins comme point de départ à une réinvention des formes.

 

Au début de sa carrière, Maillol est passionné par l’art décoratif des céramiques et des tapisseries. Il regarde Gauguin et Puvis de Chavannes et tisse des liens étroits avec les Nabis. Il cherche à transposer des motifs sur des supports variés créant de véritables décors muraux comme dans son thème de la femme dans les vagues. 

 

Ses premières sculptures sont faites de terre et de bois dans de petites dimensions mais lui confèrent sa notoriété. Il réalise d’ailleurs des échanges d’œuvres avec Maurice Denis, Edouard Vuillard et Rodin. 

 

Sa rencontre avec le comte Kessler est déterminante dans sa carrière. Maillol instaure un nouveau classicisme avec ses corps féminins à l’anatomie sensuelle et charpentée en des formes géométriques épurées.


Aristide Maillol (1861-1944)

Jeune fille au voile, dessin préparatoire pour Danseuse (dessin) vers 1895 Crayon bleu sur papier

H. 25,5 ; L. 25,5 cm Collection particulière Photo© Michiel Elsevier Stokmans

Aristide Maillol (1861-1944)

La Montagne 1937

Pierre H. 176 ; L. 185 ; P. 78 cm

Lyon, musée des Beaux -Arts, dépôt du musée d’Orsay © RMN

-Grand Palais (Musée d’Orsay) / René Gabriel Ojéda 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’exposition présente son imposant monument à Cézanne et une sélection de grandes figures tardives.

 

Maillol fut toujours à la recherche de cette perfection de la forme et cette pureté confère à son œuvre une grande modernité dans l’abstraction en lien direct avec l’Antiquité dans l’épure monumentale et silencieuse de ses formes pleines d’un féminin sacré.