Art is divine

Universel et Intemporel

Micha Christos

MUSEE DU LOUVRE

Paris

24 octobre 2019 - 24 février 2020

 

LEONARDO 

DA VINCI

Léonard de Vinci, Tête de jeune femme dite La Scapiliata (« l’Échevelée »), vers 1492-1501.

 Blancde plomb avec pigment de fer et cinabre, sur une préparation de blanc de plomb (avec plomb et minium ?) contenant des pigments à base de cuivre (vert-de-gris ou malachite), jaune de plomb etétain, plus tard verni avec de l’ambre jaune viré au vert, sur panneau de noyer. 

H. 24,7 ; L. 21 cm.

Parme, Galleria Nazionale, inv. 362, acquisition 1839 

© Licensed by Ministero dei Beni e delle

Attività culturali - Complesso Monumentale della Pilotta-Galleria Nazionale

Léonard de Vinci, Portrait de jeune homme tenant une partition, dit Le Musicien, 

vers 1483-1490.

Huile sur bois (noyer). H. 44,7 ; L. 32 cm. 

Milan, Pinacoteca Ambrosiana, inv. 99

 © Veneranda

Biblioteca Ambrosiana

 

 

Pour commémorer l’anniversaire de la mort de Léonard de Vinci en France, le musée du Louvre lui consacre une grande exposition rétrospective de l’ensemble de sa carrière de peintre.

 

A cette occasion près de 120 œuvres ont été rassemblées en plus des cinq tableaux de la collection permanente du Louvre, dont la très célèbre et très énigmatique Joconde qui accompagna le Maître jusqu’à son dernier souffle.

Curieux infatigable, passionné de découverte, Léonard de Vinci faisait de sa «science de la peinture » l’instrument d’un art qui savait donner vie aux traits, aux teintes, aux personnages et aux paysages de ses toiles. 

 

Peintre et sculpteur florentin, homme d’esprit universel, poète et musicien, philosophe et écrivain , Léonard de Vinci aimait à organiser des spectacles mais excellait aussi en tant qu’inventeur, ingénieur, anatomiste, architecte, urbaniste et  botaniste.

 

Ce génie reconnu internationalement a vécu au rythme de ses voyages et de ses découvertes. Tellement en avance sur son temps, son esprit était aussi libre que les fabuleuses machines volantes qu’il imaginait sillonner le ciel. 


Léonard de Vinci, Étude de composition pour l’Adoration des Mages, vers 1480-148. 

Pointe de plombreprise à la plume et à l’encre brune. H. 28,4 ; L. 21,3 cm. 

Paris, musée du Louvre, départementdes Arts graphiques, rf 1978 

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado

Léonard de Vinci, Études de personnages pour l’Adoration des Mages, vers 1480-1481. 

Pointe deplomb reprise à la plume et à l’encre brune. H. 27,7 ; L. 20,9 cm. 

Paris, musée du Louvre département des Arts graphiques, inv. 2258 verso 

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) /

Michel Urtado


La force incroyable de Léonard de Vinci réside bien sûr en son immense talent et sa sublime intelligence, mais elle va encore plus loin. Il avait compris la relation éternelle entre l’infiniment petit et l’infiniment grand. 

 

Quand il peignait une feuille, il la faisait vibrer telle une étoile perdue au fin fond de la galaxie. Il cherchait le secret du vivant dans ses études si poussées et il avait par son art mis à jour l’essence de l’âme.

 

Ses œuvres fascinent à toutes les époques car elles ont su capturer le sens de l’éternel. Elles respirent l’invisible au-delà de leur matière figée dans le temps. 

 

Chacun des visages peints par Léonard de Vinci n’est jamais tout à fait le même et pourtant il n’est jamais différent. Ses regards, ses sourires légers, ses gestes enveloppés dans la chair palpable de leurs vêtements dépeignent la grande lignée de l’humanité dans sa profonde divinité.

 

Quand Léonard dessine un arbre à la sanguine, il plonge son stylet au sang même de la source primordiale, le bruissement de ses feuilles chante l’origine du monde sans fin ni commencement. Léonard de Vinci avait cette perception au-delà du visible, ce souffle que rien n’épuise dans son immensité. 

 

Sa peinture est plus qu’inspirée, elle est. Il a su par son art maîtriser les techniques pour mieux les dépasser. 

Son œuvre, même si elle se compose de portraits, de visages et de corps empruntés à la religion catholique, a su dépasser le stade de l’icône humanisée pour arriver à une pure spiritualité.

Léonard de Vinci, Portrait d’une dame de la cour de Milan, dit à tort La Belle Ferronnière,

 vers1490-1497. Huile sur bois (noyer). H. 63,5 ; L. 44,5 cm. 

Paris, musée du Louvre, département des

Peintures, inv. 778 © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado


Léonard de Vinci, Étoile de Bethléem, Anémone des bois, E

uphorbe Petite Éclaire, vers 1505-1510.

Sanguine, plume et encre brune. H. 19,8 ; L. 16 cm. 

Windsor Castle, The Royal Collection, Royal

Library, 12424 Royal Collection Trust / © Her Majesty Queen Elizabeth II 2019

Léonard de Vinci, Étude de figure pour la Bataille d’Anghiari, vers 1504. 

Sanguine sur papier

préparé ocre rose. H. 22,7 ; L. 18,6 cm. 

Budapest, Szépművészeti Múzeum, inv. 1774 

© Szépművészeti Múzeum - Museum of Fine Arts Budapest, 2019


Léonard de Vinci, Saint Jean Baptiste, vers 1508-1519. Huile sur bois (noyer). 

H. 72,9 ; L. 56,3 cm.

Paris, musée du Louvre, département des Peintures, inv. 775 

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado

Attribué à Francesco Melzi, Portrait de Léonard de Vinci, vers 1515-1518 ? Sanguine. 

H. 31,7 ; L. 23,7 cm. Milan, 

Veneranda Biblioteca Ambrosiana, f 263 inf. n. 1 bis

© Veneranda Biblioteca Ambrosiana/Gianni Cigolini/Mondadori Portfolio


Observateur et expérimentateur, Léonard de Vinci s’est si bien immergé dans le mystère de la nature qu’il a su en retranscrire l’essence.

 

Cette exposition permet de se plonger en l’univers d’un être extra ordinaire, un homme dont l’esprit libre vit des siècles après sa disparition et communique avec majesté en sa lumineuse clarté et en son insondable mystère.

Léonard de Vinci, Étude pour la Sainte Anne : le manteau de la Vierge,

vers 1507-1510. Pierre noire,lavis gris et rehauts de blanc. H. 23 ; L. 24,5 cm. 

Paris, musée du Louvre, département des Artsgraphiques, inv. 2257 

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado

Léonard de Vinci, Draperie Saint-Morys Figure assise, vers 1475-1482. 

Détrempe grise, rehauts de blanc sur toile de lin. H. 19,6 ; L. 15,3 cm. 

Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques, inv. 2255 

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado


Léonard de Vinci, Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant Jésus jouant avec un agneau, 

dite La Sainte Anne, vers 1503-1519. 

Huile sur bois (peuplier). H. 168,4 ; L. 113 cm. 

Paris, musée du Louvre, département des Peintures, inv. 776 

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda

Léonard de Vinci, Sainte Anne, la Vierge, l’Enfant Jésus et saint Jean Baptiste, vers 1500.

 Pierre noire, rehauts de blanc. 

H. 141,5 ; L. 104,6 cm. Londres, 

The National Gallery, inv. ng 6337 ©The National Gallery, London