Art is divine

Un homme en marche

Micha Christos

Musée Maillol

Paris

14 Septembre 2018 - 20 Janvier 2019

 

Alberto Giacometti

 Alberto Giacometti 

La Forêt  

Bronze 1950 57 x 61 x 47,3 cm 

Fondation Giacometti, Paris 

© Succession Alberto Giacometti 

(Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris)  2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 10 octobre 1901 naît Alberto Giacometti à Borgonovo, dans les montagnes suisses de l’Engadine. Son père, Giovanni, est un peintre et graveur impressionniste - symboliste suisse et son parrain n’est autre que l’artiste suisse Cuno Amiet. Son premier portrait sculpté en 1915 sera celui de son frère aîné Diego. Avant de rejoindre l’Ecole des Beaux-Arts et l’Ecole des Arts et Métiers de Genève, il fera ses études au collège protestant de Schiers où il fera des portraits peints ou sculptés de ses camarades comme Simon Bérard. 

Il fera de nombreux voyages en Italie avant de venir à Paris pour étudier la sculpture notamment avec Bourdelle. C’est en 1926 qu’il s’installe dans l’atelier du 46 rue Hippolyte-Maindron où il restera jusqu’à sa mort le 11 janvier 1966.

 Alberto Giacometti 

Homme qui marche II

Plâtre 1960 - 188,5 x 29,1 x 11,2 cm

Fondation Giacometti, Paris 

© Succession Alberto Giacometti 

(Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris) 2018


 Alberto Giacometti 

Le Couple

Bronze 1927 - 58,3 x 37,4 x 17,5 cm 

Fondation Giacometti, Paris 

© Succession Alberto Giacometti 

(Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris) 2018

 Alberto Giacometti 

Petit buste de Silvio sur double socle

Bronze 1943-44 - 18,3 x 12,8 x 11,5 cm

Fondation Giacometti, Paris 

© Succession Alberto Giacometti 

(Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris)  2018


Le musée Maillol propose une relecture de son œuvre en un dialogue avec les grands sculpteurs classiques et  modernes de son époque.

L’exposition présente plus de cinquante sculptures de l’artiste mises en regard avec vingt-cinq œuvres d’autres artistes majeurs tels que Rodin, Bourdelle, Maillol, Despiau mais aussi Brancusi, Laurens, Lipchitz.

Le parcours chronologique et thématique met en lumière les relations avec ces artistes et les étapes de l’évolution du style de Giacometti.

Ses œuvres de jeunesse, empreintes de modernité classique, font écho à Despiau et Maillol. 

Une autre section est consacrée à ses rencontres avec l’avant-gardisme post-cubism parisien après 1925, Zadkine, Lipchitz et Csaky.

 Alberto Giacometti 

Femme de Venise III

Bronze 1956-118,5 x 17,8 x 35,1 cm 

Fondation Giacometti, Paris 

© Succession Alberto Giacometti 

(Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris) 2018

© Eric Emo/Musée Bourdelle/Roger-Viollet

 Alberto Giacometti 

Femme qui marche [I]

Plâtre 1932 -152,1 x 28,2 x 39 cm

Fondation Giacometti, Paris 

© Succession Alberto Giacometti 

(Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris) 2018


En marge du surréalisme, sa tentation de l’abstraction sera comparée à Brancusi et Laurens. Enfin son style à la maturité, après 1935, montre son retour définitif à la figuration d’après modèle. 

Cet ultime moment de son art converse avec d’autres sculpteurs et leurs inspirations de la Haute Antiquité comme Rodin, Bourdelle et Maillol.

Sélection d’arts graphiques et de documents d’archives évoquent également le mythique atelier parisien de Giacometti à travers des lithographies de l’artiste et des clichés des plus grands photographes du XXe siècle tels que Brassaï, Denise Colomb, Sabine Weiss ou Herbert Matter. 

Giacometti a passé sa vie à pratiquer l’art de l’effacement. Il a dépouillé ses œuvres de tous signes permettant de les identifier. 

Universelles et mystérieuses, ses formes humaines longilignes quasi abstraites et infinies l’ont accompagné telles les figures fantomatiques qui hantaient sa « caverne ». 

L’artiste suisse refusait le concept d’un art lisse et propre. Pour lui, la sculpture est « une interrogation, une question, une réponse. Elle ne peut être ni finie, ni parfaite. » 

Ces silhouettes lointaines aux contours flous semblent usées, rongées, tels des souvenirs enfouis que la mémoire à peine à conserver. 

La figure est son sujet obsessionnel, inlassablement Giacometti essaye de voir en elle le réel.

En son art, l’être évoque souvent l’arbre planté dans le sol en une ligne majestueuse qui s’allonge vers le ciel mais en ses bustes, il est souvent réduit à la taille d’un rocher, minéral et tassé. Giacometti a tenté toute sa vie de faire advenir, en sculpture et en peinture, une présence au monde.

 

Son esprit arpente l’univers à jamais, immortel message à la croisée des chemins et à la rencontre des promeneurs du temps.

 Alberto Giacometti 

Femme assise

Bronze 1956 -51,3 x 15,6 x 23,7 cm

Fondation Giacometti, Paris 

© Succession Alberto Giacometti 

(Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris) 2018


Alberto Giacometti 

Tête crâne

Plâtre 1934 -18,3 x 19,9 x 22,1 cm 

Fondation Giacometti, Paris 

© Succession Alberto Giacometti 

(Fondation Alberto et Annette Giacometti, 

Paris + ADAGP, Paris) 2018

MUSEE MAILLOL

61 rue de Grenelle

75007 Paris

+33(0)1 42 22 57 25 

 

www.museemaillol.com