Art is divine

L'INVITATION AU VOYAGE

Micha Christos

Grand Palais

GAUGUIN 

L’ALCHIMISTE

Paris

11 Octobre 2017 - 22 Janvier 2018

Paul Gauguin (1848-1903)

Te Rerioa (Le rêve)

1897

huile sur toile ; 95,1 x 130,2 cm

Londres, The Samuel Courtauld Trust, The

Courtauld Gallery

© The Samuel Courtauld Trust, The Courtauld

Gallery, Londres

Cette exposition est la première à montrer la production de l’artiste dans toute sa diversité, à la lumière des recherches récentes sur les techniques et matériaux utilisés par Gauguin avec plus de 230 œuvres de l’artiste  - 54 peintures, 29 céramiques, 35 sculptures et objets, 14 blocs de bois, 67 gravures et 34 dessins -.

Paul Gauguin (1848-1903)

Merahi metua no Tehamana (Les aïeux de

Teha’amana)

1893

huile sur toile ; 75 x 53 cm

Chicago, the Art Institute, don Mr. et Mrs.Charles

Deering McCormick

© the Art Institute of Chicago

Paul Gauguin (1848-1903)

Portrait de l’artiste au Christ jaune

1890-1891

huile sur toile ; 38 x 46 cm

Paris, musée d’Orsay, acquis par les Musées

nationaux avec la participation de Philippe Meyer

et d’un mécénat japonais coordonné par le

quotidien Nikkei, 1994

© Rmn - Grand Palais

Gauguin l’alchimiste » nous plonge au cœur de sa passion en révélant toute la modernité d’un processus créateur et novateur dans son incroyable capacité à repousser sans cesse les limites de chaque médium. 

 

Incontournable artiste du XXème siècle, Gauguin a traversé des mers agitées au sens propre comme au figuré. 

 

De la Bretagne à la Martinique puis aux Marquises, il a rêvé la nature pour la créer en mettant en scène son « terrible moi », cette souffrance qui l’a rendu tellement sauvage. 

 

Il a suivi tour à tour les traces de Pissarro sur les chemins de l’impressionnisme pour ensuite vivre un temps avec Van Gogh dans le sud de la France. 

 

Mais la douleur dépressive de ces deux titans les rapprocha aussi fort qu’elle les sépara, chacun de ces deux tournesols ne supportant pas l’ombre de l’autre face à son soleil.

 

Gauguin a réinventé mythes et objets pour s’immerger de manière toujours plus intense en son thème récurrent de nature « habitée ». 

 

Sa Maison du Jouir viendra parachever sa quête d’un âge d’or primitif. Cette case ultime d’Hiva Oa a été magnifiquement représentée sous forme d’hologramme et présente pour la première fois dans une exposition les sculptures qui ornaient son entrée. 

 

Gauguin s’est mis en abyme pour faire naître des allégories, réceptacles troubles et troublants de ses états intérieurs avec une obsession pour les recherches décoratives.

Paul Gauguin (1848-1903)

Le cheval blanc

1898

huile sur toile ; 140,5 x 92 cm

Paris, musée d’Orsay

© Rmn-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé

Lewandowski


Paul Gauguin (1848-1903)

Manaò tupapaú (L’Esprit veille, dit aussi L’Esprit

des morts veille)

1892

huile sur toile de jute marouflée sur toile ;

73 x 92 cm

Buffalo, New-York, collection Albright-Knox Art

Gallery, collection A. Conger Goodyear

© Albright-Knox Art Gallery

Paul Gauguin (1848-1903)

Mahana no atua (Le jour de Dieu)

1894

huile sur toile ; 68 x 91 cm

Chicago, the Art Institute, 

Helen Birch Bartlett

Memorial Collection

© the Art Institute of Chicago

Paul Gauguin (1848-1903)

Parahi te Marae (Là réside le temple)

1892

huile sur toile ; 66 x 88,9 cm

Philidelphia, The Philadelphia Museum of Art. Don

de Mr et Mme Rodolphe Meyer de Schauensee,

1980

© Philadelphia Museum of Art

Gauguin, marin au long cours, a légué à la terre l’ivresse de son âme 

en une débauche de couleurs vibrantes avant que son soleil 

ne s’éteigne sur l’île de tous ses rêves.

Paul Gauguin (1848-1903)

Mahana no atua (projet d’éventail)

1900-1903

aquarelle et gouache avec touches de crayon et

d’encre noirs, sur un dessin à la mine de plomb,

sur papier japon crème, monté sur un papier vélin ;

20,8 x 41,7 cm

Chicago, the Art Institute, don d’ Edward

McCormick Blair© the Art Institute of Chicago